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25 February 2016

FREDDY HOTEL

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FREDDY HOTEL

 

Freddy Angi a writer in crisis, separate and homeless, stumbles into strange love affairs, including one with his wife Anna. The two meet now and then as lovers in a hotel room. Although separate in all respects, their bond seems unbreakable. The restlessness of Freddy, however, is not mere sentimental issue, but an existential evil that drives him towards an elsewhere that is not there.

Freddy Hotel Trailer |

 

OFFICIAL TRAILER “FREDDY HOTEL” a feature film by Massimiliano (Max) Amato – 2013 – Avant Premiére 3 march 2014 AGIS – World Premiere 10 march 2014 – FILMSTUDIO Rome – Italy.

Posted by Amatofilm on Mercoledì 19 marzo 2014

Freddy Hotel Film excerpts

Original story and screenplay by Massimiliano (Max) Amato
Director: Massimiliano (Max) Amato
Associated producer: Barbara Venturi
Location: Italy – France – Romania / Shooting time: 12 weeks
Format: DCP 2K – Colour and B&W / Running time: 90 min.
Executive producer for Romania: Marian Pascale
Editing: Lorenzo Morganti
Original soundtrack by Francesco Perri, Eleonora Esposto and Dario Vero
Set designer: Sara Santucci

Official competiton Low Budget | Independent Days 15 Film Fest

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TITLE REFERENCE

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Bande-annonce film Freddy Hotel sur Allociné
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Film review Freddy Hotel
Cineuropa
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. Cinemamente

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REVIEWS FRENCH PRESS

Le deuxième long-métrage de Massimiliano d’Amato est un kaléidoscope inquiet qui sait saisir les éclats de beauté fugitive d’un monde désespérément fragmenté. L’argument : Freddy Angi est un écrivain en crise, divorcé et sans domicile fixe, entraîné dans d’étranges relations amoureuses, y compris avec sa femme, Anna. Ils se rencontrent de temps en temps, comme des amants, dans une chambre d’hôtel. Bien que séparés, leur lien semble indissoluble. Mais le trouble de Freddyn’est pas uniquement d’ordre sentimental, un mal existentiel le pousse vers un ailleurs inexistant… Notre avis Deuxième volet d’une Trilogie des sentiments commencée en 2008 avec Exit , Freddy Hotelemprunte le prénom de son protagoniste (Freddy) et le thème du couple séparé mais se retrouvant de temps en temps dans des chambres d’hôtel au roman de Heinrich Böll Und sagte kein einziges Wort (Et ne dit pas un seul mot, 1953, traduit en français sous le titre Rentrez chez vous, Bogner !). Ce n’est à vrai dire qu’une inspiration assez lointaine, le film de Massimiliano Amato étant fort éloigné du catholicisme critique et du ton satirique de Böll dont le livre était situé dans l’Allemagne de l’immédiat après-guerre et où c’était la promiscuité forcée due à la crise du logement, mais aussi l’insupportable conformisme de l’environnement social qui poussaient Fred Bogner à fuir le foyer conjugal. La fuite de Freddy, bien que fortement inscrite dans le contexte du monde actuel, est plus existentielle et pourrait agacer par son côté velléitaire si l’interprétation de Nicola Garofalo, toute en douceur et en fragilité détachée, n’en faisait une figure complexe et attachante dont les motivations ne sauraient être réduite au simple refus d’assumer ses responsabilités. Ses discussions avec sa femme sont d’ailleurs riches en retournements, chacun semblant prompt à remettre en doute ce que lui même vient d’affirmer.

De nombreuses autres figures peuplent ce film aux allures de kaléidoscope dont le scénario s’amuse, un peu laborieusement parfois, à croiser des histoires juste esquissées (l’amie de Freddy découvrant que son père véritable est un éditeur parisien qui s’apprête à publier le livre du héros) et dont certaines gardent un aspect un peu théorique (la jeune femme égyptienne rescapée du naufrage d’un bateau transportant des immigrés clandestins) mais qui cherche justement à faire apparaître le caractère irrémédiablement fragmenté d’un monde où les coïncidences, les échos, ne suffisent pas à créer des accords, des liens, à faire surgir un sentiment d’unité. Sans s’enfermer dans un système formel clos, Massimiliano d’Amato a su trouver un langage cinématographique qui désoriente et comble à la fois par ses partis pris affirmés et ses trouvailles poétiques : amplification sonore qui rend presque assourdissants des dialogues chuchotés mais captés à fleur de lèvres ; très gros plans de visages dont les irrégularités, les imperfections font paradoxalement ressortir la beauté ; attention amoureuse aux corps, célébrés eux aussi dans leur singularité : le cou épais du fils que son corps trapu ne semble pas prédisposer à la danse classique mais qu’on voit pourtant faire ses exercices avec une grâce véritable. Ce personnage en pointillé, quasi muet, apparemment imperturbable et pourtant contaminé par la violence de son environnement (il filme sur son téléphone portable l’humiliation d’un camarade de classe) reste une énigme que le film ne cherche pas à élucider. La capacité de saisir la beauté paradoxale de paysages désolés (l’Italie des autoroutes, la périphérie de Bucarest), l’humour discret mais omniprésent (dans la salle de bain de l’hôtel, le cadre envahi par les affiches qui rappellent que fumer tue / Il fumo uccide), les citations et réminiscences diverses mais pas trop insistantes (Pasolini via la musique de Bach) participent aussi de l’esthétique éclatée d’un film inquiet qui n’est pas livré clés en main mais laisse au spectateur une place active.

Claude Rieffel